Autant vous le dire, cet article ne sera pas celui du calme, du repos ou du petit coin de paradis perdu sur une île déserte. Vous êtes prévenus, São Paulo c’est tout d’abord : 12 millions d’habitants, 31 arrondissements, 240 gratte-ciels, bref, c’est la plus grande ville brésilienne. Voici le récit de ce week-end passé dans une ville qui ne semble jamais s’endormir !

Premières impressions

Quand on arrive à São Paulo, on est frappés par le monde. Partout où on va, il y a du monde. Même nos amis brésiliens revus durant le week-end nous l’ont dit : on ne peut aller nulle part sans qu’il y ait du monde. Cinéma, restaurant, rues, parcs, boutiques…

La deuxième chose qui frappe, c’est que les populations immigrantes à São Paulo sont nombreuses et très bien intégrées à tel point que les générations actuelles ne sont plus immigrantes, mais bien brésiliennes. Pour vous donner une idée, il y a dans la métropole de São Paulo, 6 millions de descendants d’italiens, 3 millions de portugais, 1,7 millions d’africains, 1 millions d’arabes, ou encore 650 000 de japonais. Cela fait tout de même de la ville la première communauté d’italiens au monde (seulement 2,8 millions d’habitants à Rome) et la première ville accueillant le plus de japonais après le Japon.

Liberdade et le nouvel an chinois

Avec une population japonaise autant implantée, il est donc normal qu’elle ait son quartier à São Paulo : Liberdade. Nous avons eu la chance d’y passer pendant le défilé du nouvel an chinois (oui à notre avis, c’est aussi un peu le quartier chinois…) et d’y voir donc les dragons. Il paraît même que toucher le dragon porte chance pour l’année, nous n’y avons donc pas manqué !

A Liberdade, les feux ont des allures de temples bouddhistes et les jardins sont décorés à la japonaise

L’Avenue Paulista

LA Paulista. Oui, c’est la grande fierté des paulistas, l’avenue qui porte leur nom. C’est aussi le cœur économique de la ville. Bon concrètement (on ne va pas le dire trop fort parce que nos amis brésiliens nous écoutent), il n’y a pas non plus grand-chose à faire pour un touriste sur la Paulista. Ne manquez pas, tout au début de l’avenue côté Paraiso, la vue depuis la casa das rosas du portrait géant d’Oscar Niemeyer. Vous ne pourrez pas non plus manquer le MASP (à prononcer Mass ou Maspi), Musée d’Art de São Paulo dont l’esplanade sous le musée impressionne par ses 74m sans poteaux intermédiaires. Enfin, baladez-vous le long de l’avenue pour voir le contraste entre les nouveaux gratte-ciels et les anciennes bâtisses conservées par la ville en mémoire d’une époque disparue. L’avenue a en effet été construite à la base pour que la bourgeoisie de l’époque puisse avoir une demeure à proximité du centre-ville.

Balade sur la Paulista le dimanche après-midi
Le MASP en arrière plan (je ne vous décrit pas le premier plan ! :-p)

Le marché municipal

C’est l’un des gros points de visite de la ville. Bon on doit dire que nous n’avons pas été spécialement convaincus par ce marché. Le quartier par lequel on arrive est encore plus bondé que les autres, et chaque vendeur essaye de vous vendre ses fruits et légumes. Le bâtiment a cependant un peu de charme avec ses vitraux colorés, mais c’est le peu que nous en ayons tiré.

Beco do Batman

Le Beco do Batman est une galerie à ciel ouvert dans le quartier de la Vila Madalena. L’endroit n’est pas immense mais il est sympa à voir. Et en plus, c’est l’un des endroits les plus calmes que nous ayons visité !

Conseils aux voyageurs :

L’office de tourisme nous a très bien renseignés lors de notre passage : de vrais plans sont donnés (pas la photocopie noir et blanc gribouillée qu’on a eu à Paraty…), on nous donne de vrais conseils (pas juste un « you go there »), et ils parlent un très bon anglais. Nous vous conseillons d’y faire un tour même si vous avez un guide avec vous.

Pour visiter l’avenue Paulista, préférez le dimanche : elle est totalement piétonne et beaucoup de personnes viennent danser, jouer de la musique, etc. Et si vous avez besoin d’un peu d’air, direction le parc d’Ibirapuera, le Central Park de São Paulo. Il y a toujours autant de monde mais la taille du parc nous le fait oublier.