Cuenca a été la première étape de notre court périple équatorien. Et oui, à force d’avoir traîné dans les pays précédents, nous ne passerons finalement que 2 semaines et demie dans ce très beau pays dans lequel nous avions prévu de passer à la base 1 mois…

Cuenca, la brique du Nord… de l’Amérique du Sud !

Cuenca nous a surpris par la présence de ses bâtiments en briques rouges, comme on peut en voir à Lille dans le Nord ! Le début du voyage était plutôt marqué par des constructions en béton, parpaing, bambou, bois… Bon il faut le dire, c’est surement notre connaissance de ces briques qui nous les a fait remarquer, car ce n’est pas du tout le matériau de construction prédominant dans la ville.

Le centre-ville est notamment classé UNESCO pour ses maisons coloniales. Mais ce qui nous a le plus plu à Cuenca, c’est la visite de toutes ses boutiques de panamas, ainsi que la visite du village de Sigsig.

Les fameuses briques !
Vue sur la ville
Le joli marché aux fleurs

Conseils aux voyageurs :

Nous avons fait la visite que propose l’office de tourisme de la ville. C’est une visite au pourboire assez courte, 1h environ, et qui ne figure pas dans les meilleures que nous ayons faites. Elle nous a cependant permis de découvrir une bonne petite boulangerie « Todos Santos », rue Mariano Cueva ; et de visiter la jolie boutique du musée Pumapongo (musée gratuit, mais sans trop d’intérêt à part pour sa boutique de souvenirs très jolis !).

La boulangerie Todos Santos

Sigsig, le village du panama

Le village de Sigsig est situé à environ 1h30 de bus de Cuenca. Il est connu pour être l’un des villages dans lesquels sont produits les célèbres chapeaux équatoriens : les panamas. Ces chapeaux sont fabriqués par les femmes du village et des villages alentours à partir d’une herbe qui pousse sur la côte équatorienne transformée en paille par séchage. On peut en voir quelques-unes en plein tissage en se baladant dans la rue ou au marché. Elles apportent ensuite leur production dans des coopératives qui possèdent les outils industriels permettant de finaliser le chapeau. C’est dans le bâtiment de l’association de Toquilleras Maria Auxiliadora que nous avons pu découvrir ces dernières étapes de production des chapeaux.

Le chapeau arrive donc à la coopérative avec les restes de paille qui dépassent de ses bords. Cet excédent est coupé aux ciseaux puis le chapeau peut être blanchi ou laissé avec sa couleur naturelle. Pour obtenir d’autres couleurs, la paille est colorée avant tissage du chapeau. Ensuite, les bords du chapeau sont passés au fer à repasser, puis le chapeau est passé dans une presse chauffante avec un moule lui donnant sa forme finale. Vient finalement l’étape finale de la décoration du chapeau avec le bandeau extérieur et le bandeau intérieur indiquant sa provenance, la marque, etc.

Les panamas peuvent différer énormément en qualité. La différence principale est liée à la finesse de la paille utilisée au départ pour fabriquer le chapeau : plus elle est fine, plus le tissage prendra de temps, pouvant atteindre plusieurs mois, voire… une année ! Ces chapeaux valent alors plusieurs milliers de dollars. Le motif de tissage peut également être une différence de qualité.
Nous avons été passionnés par la visite des différents ateliers et des boutiques de panamas. Cela reste une petite industrie artisanale qui est très plaisante à voir en Equateur, et en général les gens que nous avons rencontrés étaient passionnés par leur métier et aimaient bien nous l’expliquer.

La paille utilisée pour tisser les chapeaux
Les chapeaux livrés par les tisseuses
Après la 1ère "coupe"
Le moulage pour donner la bonne forme au chapeau
Les moules utilisés
Et voilà le panama terminé, avec son bandeau typique ! Celui-ci est le panama le plus classique : pas de dessin ni de coloration de la paille et un bandeau noir.
Un des magasins de panamas
Les bords de la rivière de Sigsig : un endroit idéal pour pique-niquer et se reposer !
Les bords de la rivière de Sigsig : un endroit idéal pour pique-niquer et se reposer !

Conseils aux voyageurs :

Pour acheter des panamas, nous vous conseillons vivement d’aller à Sigsig, par exemple à l’association de Toquilleras Maria Auxiliadora, ou dans un autre village produisant des chapeaux. C’est là qu’on a vu les chapeaux les moins chers (18 US$ contre 25-30 US$ environ à Cuenca, et plus encore à Quito ou Otavalo), les plus variés, et surtout, c’est là qu’ils sont fabriqués. Si vous n’avez pas le temps d’aller à Sigsig, vous pouvez trouver de beaux panamas aux endroits suivants :

  • Calle Larga, au croisement avec la calle Hermano Miguel, juste en face de la casa de la escalinata. Petite boutique sympa où le vendeur explique la fabrication des panamas, les différentes formes, etc … sans trop nous pousser à l’achat !
  • Le paseo El Barranco, petite boutique musée dans laquelle les gens effectuent les dernières étapes de fabrication des panamas (presse et décoration). De même, les personnes présentes peuvent vous expliquer le processus de fabrication avec démonstration en prime !
  • Il y en a pas mal d’autres, mais pour lesquels les prix sont en général plus chers et qui sont moins démonstratifs sur le processus de fabrication selon nous (Casa del sombrero, Homero Ortega…)

Comment aller à Sigsig ? C’est tout simple, il suffit de vous rendre à la gare routière de Cuenca, et il y a des départs toutes les 30 minutes avec différentes compagnies. Sur le retour, nous nous sommes arrêtés au village de Chordeleg, recommandé dans notre guide, mais ça ne valait pas l’arrêt : il n’y a presque que des boutiques de bijoux, et quelques-unes d’artisanat mais rien de particulier

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